finales régionales 2017 (2)

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Les finales…toujours un moment particulier tant attendu par l’ensemble des membres du XV de l’Erdre.

Cette année, nous avions le privilège d’avoir deux équipes qualifiées.

Début du second degré :

-La réserve (équipe fanion du club) : dont nous parlerons plus bas mais qui est depuis de nombreuses années la fierté du club, celle qui véhicule de belles valeurs de courage et de solidarité, composée de joueurs au grand cœur et aux qualités largement supérieures à la moyenne.

-La première : qui a obtenu son ticket pour la finale facilement le week-end d’avant en écrasant largement de deux points son adversaire Ligreton (vous vous rappelez ?).

Le ramassage scolaire débuta vers 09 heures. Xavier Loubert était vêtu pour l’occasion de son plus bel uniforme. Ramasse n’a pas l’air dans son assiette…c’est le cœur lourd qu’il a quitté Mélanchon pour Poutou. Il faut le comprendre, habituellement, il doit choisir entre une belle blonde de 14 ans ou une jolie brune de 16. Ronan, stressé, a déjà été aux toilettes 5 fois et semble avoir perdu 42 kilos. Tony écoute en boucle son titre préféré composé par lui-même : « Des chiens les GARS !!! ».

Les trois élèves qui quitteront les bancs de l’école l’année prochaine, à savoir Sylvain, Juju et Lolomu, comptent avec nostalgie leurs derniers osselets. Noyés dans leurs songes, ils se remémorent les nombreuses victoires fièrement remportées sur le champ de bataille.

De mon côté, je quitte le Finistère pour être à l’heure. La pression monte, la tension est au maximum dans la voiture et nous écoutons successivement RMC, France Inter, Europe 1 et France Infos pour nous assurer que Jean Lassalle est bien en tête des sondages.

Pour la première fois depuis le début de la saison, c’est la première qui jouera en lever de rideau de l’équipe fanion du club : La réserve (équipe composée de Dieux Grecs, d’étalons sauvages aussi puissants que beaux etc…).

Finale PH : La finale démarre bien, le combat est rude sur les zones d’affrontements. Les puissants walisiens sarthois pèsent sur la ligne d’avantage mais LE vrai guerrier du pacifique aujourd’hui, c’est bel et bien Axel Potiro’Nuah qui déchire le rideau défensif adverse et qui détruit tout sur son passage. Une réelle chance de pouvoir compter un « pientre » dans ses rangs (joueur mi-pilier / mi-centre). On marque donc mais notre artificier en chef se tient la cuisse, blessure probablement contractée quelques jours auparavant lors de la finale cantonale de Fléchettes.

Ensuite, de multiples approximations ternissent le jeu. De nombreux « en-avant » (mot devenu insupportable depuis Dimanche dernier à force de l’entendre) viennent hacher le rythme de part et d’autre. D’ailleurs, nous avons décidé de remplacer ce mot par « De Guingamp » afin que ça soit plus facile à digérer. Titouan réussit à créer des brèches mais des « De Guingamp » ne permettent pas de donner de la continuité au jeu. Les Walisiens « De Guingamp » Du Mans Du Pacifique font également de nombreuses fautes de main. Les quelques munitions laissées aux avaleurs de rillettes coûtent cher, et sur chaque ballon de turnover (terme qui signifie « rotation du personnel » dans le glossaire de l’entreprise), nos adversaires scorent.

La mi-temps est sifflée sur le score de 17 à 10 en faveur de l’Empire Plantagenêt.

Contre le vent lors du premier acte, nous pensons à juste titre que nous pouvons renverser la vapeur après l’entracte. De nouveaux acteurs font leur apparition pour le second volet. Afin de rivaliser face à la puissance du RCM, le jeune Adrien Masson’Ui apparaït sur le petit rectangle vert. Nous faisons moins de « De Guingamp » et la pression mise sur la défense Mancelle est forte. Malheureusement, nous repartons dans nos travers « De Guingamp » de la première mi-temps. On pousse, on domine mais rien n’y fait. Certains signes ne trompent pas, on loupe des points au pied pourtant faciles, Kirikou martyrise la défense…« De Guingamp ». Il avouera après coup qu’il révisait son concours tout en jouant, récitant ses tables de multiplications à voix haute : « un X un = quatre », « un X trois = six », « deux X deux…De Guingamp ». Ramasse, qui aime se faire punir, aurait alors tant aimé jouer ce match car « L’ouvrière » (surnom donné à la Ville du Mans au XIX ème siècle) n’allait pas se faire prier, et sur son premier ballon de relance, plantait un essai assassin.

La suite du match est à oublier et le score final ne reflète malheureusement pas la physionomie du match. Dur, très dur même.

Fin du second degré : Soyons fier de l’équipe réserve du jour qui a fait vibrer le bouillant public de Bourgouin Decombe pendant toute la saison. L’objectif était de jouer une finale et les joueurs ont relevé le défi en réalisant des matchs souvent aboutis, en relevant de nombreux défis avec courage et en gagnant le respect de ses adversaires. Ça ne passe pas loin et c’est d’autant plus rageant qu’on aurait pu aller le chercher. Forcément, l’auditoire chapelain est devenu exigeant à force de partitions abouties mais soyez fiers de vous car nous sommes fiers de vous.

Grosse pensée pour Juju et Sylvain qui vont prendre un peu de recul et qui ont annoncé qu’il s’agirait de leur dernière finale.

Reprise du second degré : La certitude s’élève à 97 % pour le premier et à 99% pour le second sur le baromètre Alain Simon, baromètre qui mesure avec exactitude la date de fin de carrière d’un joueur. Fin du second degré. Ils auront et continueront d’apporter énormément au club. Ce sont deux figures de l’âge d’or du XV de l’Erdre qui tournent une belle page de leur vie sportive. Les discours de Juju à coups de « Braquemarts », ses chansons et son leadership manqueront à l’ensemble du groupe Sénior. La technique individuelle, la classe inimitable et la folie de Sylvain « Chouchou » Gadé sont des moments que nous aurons eu la chance de voir de nos propres yeux. Merci pour tout !

Reprise du second degré : Finale Réserve Honneur : C’est au tour de l’équipe réserve « fanion » du club d’entrer en scène. La tactique avait été de faire semblant de perdre par environ 100 points d’écart lors du match retour de la phase régulière face à notre adversaire du jour avant d’aligner une équipe de niveau Fédérale 1 minimum en finale. Cette finale a de nombreuses similitudes avec la célèbre fable de Jean de La Fontaine, où le lièvre vendéen ne prend pas assez au sérieux la tortue blanche et noire. La première mi-temps est relativement équilibrée bien que la domination territoriale soit en notre faveur.

Charles, tel Cyrano de Bergerac, que dis-je, tel Vercingétorix, s’en va défier la défense et s’écroule en terre promise. La charnière, composée de Maxime Murray et de Maxime Sexton, pèse de tout son poids (environ 60 kilos cumulés) sur la rencontre et donne le tempo. Maxime Sexton, que dis-je, Maxime Wilkinson passent (ce n’est pas une faute de grammaire, il est tellement partout qu’on dirait qu’ils sont plusieurs) toutes les pénalités et transformations qui s’offrent à lui. Ses dégagements en touche atterrissent en Ecosse tandis que Clément Karaboujan sème la panique dans la ligne de défense adverse. Les anciens disent qu’il aurait fallu 32 joueurs pour l’arrêter. Seule ombre au tableau, une pénalité tentée par l’ouvreur adverse atterrit dans l’en-but. Notre joueur, que nous appellerons Olivier afin de préserver ses proches et sa famille, fait un en-avant sur la réception. Heureusement sans conséquences il me semble.

La mi-temps est sifflée et nous sommes devant au score : 20-10. Qui a dit qu’une tortue ne courrait pas vite. Coach content, que dis-je, Ronan Aimé Jacquet, peste après le speaker qui vient d’annoncer un score de 12.5 à 17.33 en faveur des Sables.

Reprise du second acte, les hommes de Thibaut Privat, que dis-je, de Thibaut Retallick et de Mathieu Chouly, que dis-je, de Mathieu Heaslip, sont de véritables chiens enragés. La séance de Yoga et de spiritisme de Xavier Loubert, que dis-je, de Dieu dans les vestiaires semble porter ses fruits. Le score enfle et nous atteignons les sommets, 32 à 13 (28.2 à 25.4 en faveur des Sables selon le speaker).

C’est là que, pourtant énorme aujourd’hui, Charles Voldemort, que dis-je, Charles Trump, que dis-je, Charles Juda décida de poser délicatement son genou sur la grosse épaule du pientre des Sables (pientre nettement moins performant que notre Axel). Rouge ! Franck réplique « où-ça ? » !

Le match est relancé et la mairie prépare déjà le bûcher en cas de défaite. Il reste 20 minutes. C’est dans ce genre de situations qu’on se dit que c’est long, très long même, vingt minutes. Je comprends mieux maintenant comment Mac Gyver réussit à construire un paquebot avec une gomme et un stérilet dans un temps imparti. Le RC Sablais pousse mais la défense est héroïque. Le score est alors de 32-27 mais cette équipe du XV de l’Erdre était imbattable aujourd’hui. Les dirigeants de Fontenay se précipitent vers notre banc de touche et demandent à nos coachs si les joueurs ne veulent pas joueur la finale honneur à leur place.

Quel match et quelle équipe ! La légende dit que Guillaume Nevoux réussira à vendre 18 poulaillers au maire de La Chapelle dans la soirée, qu’il est devenu rentier et qu’il coule des jours paisibles à Miami. Thibaut a été cryogénisé pour que l’on puisse présenter son corps intact aux générations futures. Xavier Loubert s’est évaporé jusqu’en Himalaya, où il vit désormais aux côtés du Dalai Lama. Charles est retourné à Paris car les after-works dans le 15 ème lui maquaient. Les deux Maxime ont été nationalisés Irlandais. Une statue du staff est en préparation mais les réserves de bronze du continent européen sont pour le moments insuffisantes.

Fin du second degré : Laurent Brezac, tour à tour président, chanteur adjoint du groupe Soldat-Louis, Co-co-co-coach de la B, tire également sa révérence. C’est plus de 162 ans de mémoire du club qui s’en vont vers de nouvelles probables attributions politiques. Tes lancers en touche vont nous manquer, ton repositionnement à l’aile vont nous manquer Lolomu, ton « montezzzzz » et ton « ouiiiiii » vont nous manquer. Un immense merci pour tout ce que tu as fait pour le club.

Reprise du second degré : C’est donc l’équipe « réserve » fanion qui finit première. Ça commence à être difficile à suivre et nous en resterons là pour aujourd’hui.

Fin du second degré : C’est une bien belle saison qui se termine pour le groupe senior qui a porté haut et fort les couleurs de notre club. Bravo à tous et maintenant, place au championnat de France.

 

Bonus :

Malgré une déception légitime et une belle prestation personnelle, Axel reste lucide sur les progrès qu'il reste à faire pour franchir un nouveau cap au XV.

C'est vrai que ce n'est pas passer loin !

La pré-retraite commence bien pour Juju et Chouchou...

Laurent coach aurait arrêté son traitement !

 

La fin de saison de la 2 (allégorie)

Une des clés de la victoire de la 2, une belle entente de la charnière !

Victoire d'autant plus méritoire qu'on ne sait jamais si Judic comprend vraiment les consignes.

C'est officiel, ce sera bien Anita qui nous conduira pour le championnat de France

 

 

 

 

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